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B2🇦🇷 Argentine4 min de lecture

La visita al departamento correcto

La visite du bon appartement

1 · Histoire en espagnol

La historia

Lucía abrió el aviso en su celular por tercera vez antes de salir. El departamento quedaba en un edificio viejo de Almagro, cerca del transporte público y de una plaza chica. A Martín le había gustado la foto de la cocina, pero a ella le preocupaba otra cosa: el precio parecía más alto de lo que habían acordado pagar. Igual, fueron a verlo porque no querían decidir solo por una pantalla.

Los recibió Nora, la dueña. Tenía una carpeta bajo el brazo y una forma muy directa de hablar. Les mostró el living, el dormitorio y el baño. Todo estaba limpio, aunque un poco más chico de lo que mostraban las fotos. Cuando llegaron a la cocina, Martín sonrió. Había espacio para una mesa pequeña y también para su computadora.

Después de la visita, Lucía hizo la pregunta que venía guardando. "Perdón, en el aviso decía un monto distinto. ¿Ese es el alquiler final?" Nora la miró con sorpresa y enseguida revisó la carpeta. Entonces se dio cuenta del problema. El aviso mostraba un total mensual y detallaba por separado sus componentes: el alquiler, las expensas y los impuestos. Lucía había leído la cifra completa como si fuera solo el alquiler. Por eso, había sumado los gastos dos veces. Nora escribió cada cantidad en una hoja y aclaró qué incluía el total.

Martín se quedó callado un segundo. Después le dijo a Lucía en voz baja: "Ahora sí cierra." La suma total seguía siendo alta, pero ya no era imposible. Además, el edificio tenía buena luz, aceptaban mascotas y la estación del subte quedaba a pocas cuadras. Nora les explicó las condiciones con paciencia y les pidió que, si seguían interesados, enviaran los papeles por correo esa misma tarde.

En el camino de regreso, Lucía y Martín caminaron despacio, sin hablar demasiado. Cada uno estaba pensando en lo mismo. No era el departamento perfecto, pero tampoco iban a encontrar uno mejor si seguían dudando por miedo. Lucía miró a Martín y sonrió. "Mandemos todo antes de que se adelanten", dijo. Él asintió y, esta vez, ninguno de los dos revisó el aviso otra vez.

2 · Expressions clés

À retenir

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01

por tercera vez

pour la troisième fois

Cette expression indique combien de fois une action a eu lieu.

Revisé el horario por tercera vez antes de salir.

J’ai vérifié l’horaire pour la troisième fois avant de partir.

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02

le había gustado la foto de la cocina

avait aimé la photo de la cuisine

Le plus-que-parfait situe la réaction de Martín à la photo avant la visite de l’appartement. Le pronom « le » désigne Martín, la personne à qui la photo avait plu.

A mi hermana le había gustado la foto del balcón.

Ma sœur avait aimé la photo du balcon.

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03

Tenía una carpeta bajo el brazo

Elle avait un dossier sous le bras

Cette description physique apporte un détail concret à la scène.

El contador tenía unos papeles bajo el brazo.

Le comptable avait des papiers sous le bras.

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04

a ella le preocupaba otra cosa

elle s’inquiétait d’autre chose

Cette expression déplace l’attention de ce qui intéresse Martín vers une autre préoccupation, celle de Lucía.

A mí me preocupaba otra cosa y por eso no escuché bien.

Moi, je m’inquiétais d’autre chose, et c’est pour cela que je n’ai pas bien écouté.

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05

se dio cuenta del problema

elle comprit d’où venait le problème

Cette expression décrit le moment où une personne comprend ce qui ne va pas.

Cuando leyó el mensaje completo, se dio cuenta del problema.

Quand elle a lu le message en entier, elle a compris d’où venait le problème.

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06

Ahora sí cierra

Maintenant, ça se tient

Martín emploie cette expression lorsque les frais, une fois clarifiés, lui semblent enfin raisonnables.

Emploi : Conversational; common in relaxed speech. En Argentine, « Ahora sí cierra » peut signifier qu’une explication ou un calcul paraît enfin cohérent. Ici, « cierra » ne désigne pas le fait de fermer quelque chose.

Ahora sí cierra: el precio incluye la entrega.

Maintenant, ça se tient : le prix comprend la livraison.

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07

a pocas cuadras

à quelques pâtés de maisons

Cette expression indique une courte distance mesurée en pâtés de maisons.

La farmacia quedaba a pocas cuadras de la plaza.

La pharmacie se trouvait à quelques pâtés de maisons de la place.

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3 · Traduction française

L’histoire complète en français

Lucía ouvrit l’annonce sur son téléphone pour la troisième fois avant de partir. L’appartement se trouvait dans un vieil immeuble d’Almagro, près des transports en commun et d’une petite place. Martín avait aimé la photo de la cuisine, mais elle, c’était autre chose qui l’inquiétait : le prix semblait plus élevé que ce qu’ils avaient convenu de payer. Ils allèrent tout de même le visiter, car ils ne voulaient pas prendre une décision uniquement à partir d’un écran.

Nora, la propriétaire, les accueillit. Elle avait un dossier sous le bras et une façon très directe de parler. Elle leur montra le salon, la chambre et la salle de bains. Tout était propre, bien qu’un peu plus petit que sur les photos. Quand ils arrivèrent dans la cuisine, Martín sourit. Il y avait de la place pour une petite table et aussi pour son ordinateur.

Après la visite, Lucía posa la question qu’elle gardait pour elle jusque-là. « Excusez-moi, l’annonce indiquait un montant différent. C’est le montant définitif du loyer ? » Nora la regarda avec surprise et consulta aussitôt son dossier. Elle comprit alors d’où venait le problème. L’annonce affichait un total mensuel et en détaillait séparément les différents éléments : le loyer, les charges de l’immeuble et les taxes. Lucía avait lu le montant total comme s’il s’agissait uniquement du loyer. Elle avait donc compté les frais deux fois. Nora écrivit chaque montant sur une feuille et précisa ce que comprenait le total.

Martín resta silencieux une seconde. Puis il dit à Lucía à voix basse : « Maintenant, ça se tient. » Le montant total restait élevé, mais il n’était plus hors de leur portée. De plus, l’immeuble était lumineux, les animaux étaient acceptés et la station de métro se trouvait à quelques pâtés de maisons. Nora leur expliqua patiemment les conditions et leur demanda, s’ils étaient toujours intéressés, d’envoyer les documents par courriel le jour même, dans l’après-midi.

Sur le chemin du retour, Lucía et Martín marchèrent lentement, sans beaucoup parler. Tous deux pensaient à la même chose. Ce n’était pas l’appartement parfait, mais ils n’allaient pas en trouver un meilleur s’ils continuaient à hésiter par peur. Lucía regarda Martín et sourit. « Envoyons tout avant que quelqu’un nous devance », dit-elle. Il acquiesça et, cette fois, aucun des deux ne consulta à nouveau l’annonce.