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B2🇨🇱 Chili4 min de lecture

La conversación en la cocina

La conversation dans la cuisine

1 · Histoire en espagnol

La historia

Valentina guardó los platos mientras Tomás lavaba los vasos. Habían cenado con dos amigos, y la noche había sido agradable. Sin embargo, desde hacía un rato, Tomás hablaba poco y miraba el celular con frecuencia. Valentina pensó que quizás se había aburrido o que quería irse pronto. También notó que respondía con frases cortas, como si estuviera en otra parte.

Ella no quería preguntar delante de todos. Esperó a que los otros se fueran y cerró la puerta con cuidado. Luego dijo, con una sonrisa algo tensa: "Si te quieres ir, no te preocupes. No pasa nada". Tomás la miró sorprendido. "¿Por qué pensaste eso?", preguntó él, casi en voz baja.

"¿Irme?", respondió él. "No, al contrario. Pensé que tú estabas molesta conmigo". Valentina frunció el ceño. Tomás le explicó que, durante la cena, ella había bromeado sobre su forma de hablar con su exjefa. Él había reído y respondido: "Tú tampoco sabes hablar con tu jefe". Después se quedó pensando que su respuesta había sonado más dura de lo que quería. Incluso había escrito un mensaje para disculparse con Valentina, pero lo había borrado antes de enviarlo.

Valentina se quedó en silencio unos segundos. Luego soltó una risa corta, casi de alivio. "Tu respuesta no me molestó. Yo pensaba que tú querías escapar de esta conversación", dijo. "En realidad, solo estaba cansado y un poco distraído", respondió Tomás. Se apoyó en la mesa y negó con la cabeza. Ambos entendieron que habían imaginado cosas distintas a partir de las mismas señales. La incomodidad empezó a bajar, aunque todavía quedaba un poco de vergüenza.

Ella le pidió disculpas por el comentario. También le dijo que, si algo le molestaba, prefería que se lo dijera al tiro. Tomás asintió y aceptó. Después, los dos se sirvieron té y se sentaron en el sofá. La tensión se fue poco a poco. Él dijo que le costaba hablar cuando no estaba seguro de cómo sonaba su voz.

Antes de irse, Tomás sonrió y dijo: "La próxima vez, te aviso cuando esté callado, para que no inventes dramas". Valentina se rio y lo acompañó a la puerta. Cuando quedó sola, pensó que a veces una conversación incómoda era mejor que una mala suposición. Cerró la cocina y apagó la luz, más tranquila que al principio. Luego miró el reloj y sintió que la noche, al final, había salido mejor de lo que esperaba.

2 · Expressions clés

À retenir

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01

miraba el celular con frecuencia

regardait souvent son téléphone portable

Décrit le fait de porter son attention sur son téléphone à plusieurs reprises.

Durante la reunión, Carla miraba el celular con frecuencia.

Pendant la réunion, Carla regardait souvent son téléphone portable.

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02

No pasa nada

Ce n’est pas grave ; ne vous inquiétez pas

Une expression très courante pour rassurer quelqu’un dans une conversation informelle.

Emploi : Informal; best for casual conversation.

Llegué tarde, pero me dijo que no pasa nada.

Je suis arrivé en retard, mais il m’a dit que ce n’était pas grave.

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03

Pensé que tú estabas molesta conmigo

Je pensais que tu étais fâchée contre moi

Une façon directe d’exprimer une interprétation erronée.

Pensé que tú estabas molesta conmigo por el mensaje.

Je pensais que tu étais fâchée contre moi à cause du message.

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04

se quedó pensando

a continué à y penser

Indique qu’une personne a continué à penser à quelque chose une fois le moment passé.

Se quedó pensando en lo que dijo el profesor.

Il a continué à penser à ce que le professeur avait dit.

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05

soltó una risa corta

a laissé échapper un bref rire

Permet de décrire un petit rire de courte durée dans une situation donnée.

Al escuchar la broma, soltó una risa corta.

En entendant la plaisanterie, elle a laissé échapper un bref rire.

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06

al tiro

tout de suite

Exprime qu’une chose se produit immédiatement ou sans attendre.

Emploi : Conversational; common in relaxed speech. Au Chili, « al tiro » est une façon familière de dire « enseguida » ou « de inmediato », c’est-à-dire « tout de suite ».

Llámame al tiro cuando llegues.

Appelle-moi tout de suite quand tu arrives.

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07

mala suposición

supposition erronée

Désigne une conclusion fondée sur des informations incomplètes ou incorrectes.

Fue una mala suposición creer que ya no vendría.

Croire qu’il ne viendrait plus était une supposition erronée.

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3 · Traduction française

L’histoire complète en français

Valentina rangeait les assiettes pendant que Tomás lavait les verres. Ils avaient dîné avec deux amis et la soirée avait été agréable. Pourtant, depuis un moment, Tomás parlait peu et regardait souvent son téléphone portable. Valentina s’est dit qu’il s’était peut-être ennuyé ou qu’il voulait partir bientôt. Elle a aussi remarqué qu’il répondait par des phrases courtes, comme s’il était ailleurs.

Elle ne voulait pas lui poser la question devant tout le monde. Elle a attendu que les autres partent et a fermé la porte avec précaution. Puis elle a dit, avec un sourire un peu crispé : « Si tu veux partir, ne t’inquiète pas. Ce n’est pas grave. » Tomás l’a regardée, surpris. « Pourquoi as-tu pensé ça ? » a-t-il demandé, presque à voix basse.

« Partir ? » a-t-il répondu. « Non, au contraire. Je pensais que tu étais fâchée contre moi. » Valentina a froncé les sourcils. Tomás lui a expliqué que, pendant le dîner, elle avait plaisanté sur sa façon de parler à son ancienne cheffe. Il avait ri et répondu : « Toi non plus, tu ne sais pas parler à ton chef. » Ensuite, il n’avait pas arrêté de penser que sa réponse avait paru plus dure qu’il ne l’aurait voulu. Il avait même écrit un message pour s’excuser auprès de Valentina, mais l’avait effacé avant de l’envoyer.

Valentina est restée silencieuse quelques secondes. Puis elle a laissé échapper un bref rire, presque de soulagement. « Ta réponse ne m’a pas contrariée. Moi, je pensais que tu voulais échapper à cette conversation », a-t-elle dit. « En fait, j’étais juste fatigué et un peu distrait », a répondu Tomás. Il s’est appuyé sur la table et a secoué la tête. Tous deux ont compris qu’ils avaient imaginé des choses différentes à partir des mêmes signes. Le malaise a commencé à se dissiper, même s’il restait encore un peu de gêne.

Elle s’est excusée auprès de lui pour sa remarque. Elle lui a aussi dit que, si quelque chose le contrariait, elle préférait qu’il le lui dise tout de suite. Tomás a hoché la tête et a accepté. Ensuite, ils se sont tous les deux servi du thé et se sont assis sur le canapé. La tension s’est dissipée peu à peu. Il a dit qu’il avait du mal à parler quand il ne savait pas bien quel ton avait sa voix.

Avant de partir, Tomás a souri et a dit : « La prochaine fois, je te préviens quand je reste silencieux, pour que tu ne t’inventes pas des drames. » Valentina a ri et l’a accompagné jusqu’à la porte. Une fois seule, elle s’est dit qu’une conversation gênante valait parfois mieux qu’une supposition erronée. Elle a fermé la cuisine et éteint la lumière, plus sereine qu’au début. Puis elle a regardé l’heure et a eu le sentiment que la soirée, finalement, s’était mieux passée qu’elle ne l’avait espéré.