La receta de la casa
La recette de la maison
1 · Histoire en espagnol
La historia
El viernes por la tarde, Laura dejó los nuevos menús sobre una mesa del restaurante. Había pasado semanas buscando una forma de atraer clientes sin subir demasiado los precios. La gran novedad era una sopa de verduras que Marta, una de las cocineras, había preparado para el equipo.
Todos habían repetido, así que Laura decidió incluirla en el menú. Debajo del nombre aparecía una frase: "Una creación de nuestra chef Laura". Cuando Marta la leyó, dejó de ordenar los cubiertos. No dijo nada al principio. Después pidió hablar con Laura antes de que llegaran los primeros clientes.
"Qué pena, Laura, pero esa sopa la hacía mi mamá. Yo cambié dos ingredientes, nada más". Laura respondió que había puesto su propio nombre porque era la responsable de la cocina. Para ella, la frase representaba al restaurante. No se le había ocurrido que pudiera parecer una mentira.
Marta no quería poner en duda su autoridad. Sin embargo, le molestaba que su trabajo desapareciera justo cuando podía recibir reconocimiento. "Si hubiera sabido que iba a salir tu nombre, lo habría hablado antes", explicó. "No espero ser la dueña del plato, pero tampoco quiero quedarme callada".
Laura miró las cajas de menús recién impresos. Cambiarlos costaría dinero y faltaba una hora para abrir. Estuvo a punto de proponer que dejaran la corrección para el mes siguiente. Entonces comprendió que esa solución le resultaba cómoda a ella, mientras Marta tendría que seguir sirviendo la sopa.
"Tienes razón. Debí consultarte", admitió. Abrió el archivo del menú y propuso otro texto: "Receta familiar de Marta, adaptada por nuestro equipo". Marta pidió un pequeño cambio: quería que apareciera también el nombre de su mamá, Elena. Laura aceptó y mandó imprimir etiquetas para cubrir la frase anterior. Las dos pegaron las etiquetas en todos los menús antes de abrir las puertas del restaurante.
Esa noche, un cliente preguntó si Elena trabajaba allí. Marta sonrió y explicó que vivía cerca, pero que prefería cocinar en su casa. Al cerrar, Laura propuso revisar con el equipo cómo presentarían los platos nuevos. Las etiquetas habían resuelto el error. A partir de entonces, consultarían a quienes habían aportado cada receta antes de imprimir el menú.
2 · Expressions clés
À retenir
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Qué pena
Excusez-moiUne formule de politesse pour adoucir une interruption ou une remarque délicate.
Emploi : Conversational; common in relaxed speech.
Qué pena, ¿esta silla está ocupada?
Excusez-moi, cette chaise est-elle prise ?
No se le había ocurrido
Il ne lui était pas venu à l’espritCette expression évoque une idée ou une possibilité qu’une personne n’avait pas envisagée avant un moment du passé.
No se le había ocurrido reservar una mesa afuera.
Il ne lui était pas venu à l’esprit de réserver une table à l’extérieur.
poner en duda
remettre en questionExprimer un doute sur l’autorité de quelqu’un ou sur la véracité ou la validité de quelque chose.
El informe puede poner en duda nuestra primera conclusión.
Le rapport peut remettre en question notre première conclusion.
quedarme callada
garder le silenceNe rien dire, surtout lorsqu’on a une raison de prendre la parole.
Prefiero explicar mi opinión antes que quedarme callada.
Je préfère expliquer mon point de vue plutôt que garder le silence.
Estuvo a punto de
Elle fut sur le point deCette expression décrit une action qu’une personne a failli accomplir. Ici, Laura change d’avis avant d’agir.
Estuvo a punto de cancelar la cena, pero encontró otra solución.
Elle fut sur le point d’annuler le dîner, mais elle trouva une autre solution.
Debí consultarte
J’aurais dû te consulterCette expression reconnaît qu’il aurait été préférable de demander d’abord l’avis de l’autre personne.
Debí consultarte antes de cambiar el horario.
J’aurais dû te consulter avant de modifier l’horaire.
3 · Traduction française
L’histoire complète en français
Vendredi après-midi, Laura posa les nouvelles cartes sur une table du restaurant. Elle avait passé des semaines à chercher un moyen d’attirer des clients sans trop augmenter les prix. La grande nouveauté était une soupe de légumes que Marta, l’une des cuisinières, avait préparée pour l’équipe.
Tout le monde en avait repris, alors Laura avait décidé de l’ajouter à la carte. Sous le nom du plat figurait une phrase : « Une création de notre cheffe Laura ». Quand Marta la lut, elle cessa de ranger les couverts. Elle ne dit rien au début. Puis elle demanda à parler à Laura avant l’arrivée des premiers clients.
« Excuse-moi, Laura, mais cette soupe, ma mère la faisait déjà. J’ai changé deux ingrédients, rien de plus. » Laura répondit qu’elle avait mis son propre nom parce qu’elle était responsable de la cuisine. Pour elle, cette phrase représentait le restaurant. Il ne lui était pas venu à l’esprit qu’elle puisse passer pour un mensonge.
Marta ne voulait pas remettre en question son autorité. Cependant, cela la dérangeait de voir son travail s’effacer au moment même où il pouvait être reconnu. « Si j’avais su que ton nom allait apparaître, j’en aurais parlé plus tôt », expliqua-t-elle. « Je ne prétends pas être propriétaire de ce plat, mais je ne veux pas non plus garder le silence. »
Laura regarda les cartons de cartes tout juste imprimées. Les modifier coûterait de l’argent et il ne restait qu’une heure avant l’ouverture. Elle fut sur le point de proposer de reporter la correction au mois suivant. Puis elle comprit que cette solution l’arrangeait, elle, tandis que Marta devrait continuer à servir la soupe.
« Tu as raison. J’aurais dû te consulter », admit-elle. Elle ouvrit le fichier de la carte et proposa un autre texte : « Recette familiale de Marta, adaptée par notre équipe ». Marta demanda une petite modification : elle voulait que le nom de sa mère, Elena, apparaisse aussi. Laura accepta et fit imprimer des étiquettes pour recouvrir la phrase précédente. Toutes deux collèrent les étiquettes sur toutes les cartes avant d’ouvrir les portes du restaurant.
Ce soir-là, un client demanda si Elena travaillait au restaurant. Marta sourit et expliqua qu’elle habitait à proximité, mais qu’elle préférait cuisiner chez elle. À la fermeture, Laura proposa de revoir avec l’équipe la façon de présenter les nouveaux plats. Les étiquettes avaient corrigé l’erreur. Désormais, elles consulteraient les personnes qui avaient apporté chaque recette avant d’imprimer la carte.