El paquete del vecino
Le colis du voisin
1 · Histoire en espagnol
La historia
El martes por la tarde, Lucía escuchó el timbre mientras trabajaba en su computadora. Salió al pasillo y vio un paquete frente a su puerta. No tenía su nombre, pero sí decía “Sr. Medina”. Lucía frunció el ceño. “Qué raro”, pensó. Tomó el paquete y revisó el resto del pasillo, pero no vio a nadie.
Subió al departamento de al lado y tocó la puerta. Después de unos segundos, abrió Carlos Medina, su vecino. Tenía cara de cansancio. Lucía levantó el paquete y le preguntó: “¿Es suyo?” Carlos sonrió con alivio. “Sí, yo lo esperaba. Gracias por traerlo.” Luego explicó que salió temprano a una junta y temía que el repartidor lo dejara con otra persona.
Lucía dudó un momento y dijo: “Yo creo que lo dejaron en mi puerta por error”. Carlos asintió. “Seguramente. Ahorita casi no hay gente en el pasillo”. Abrió la caja y vio una cafetera pequeña. Se rió porque había pedido una igual para su mamá. “Qué casualidad”, dijo ella. Carlos le mostró la nota dentro de la caja. Era una tarjeta de regalo para su madre, que cumplía años el sábado.
“Entonces sí llegó a tiempo”, dijo Lucía. Carlos se quedó pensando y le preguntó si quería tomar un café esa misma tarde. “Sale”, respondió ella. Minutos después, los dos estaban en la cocina de Carlos, hablando de los vecinos del edificio y de los paquetes que a veces se confundían. Lucía ya no estaba molesta. Al contrario, se fue a su departamento con una sonrisa y con la idea de que vivir cerca de otras personas también podía ser agradable.
2 · Expressions clés
À retenir
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frente a su puerta
devant sa porteCette expression indique l’emplacement du colis de façon simple et concrète.
Dejé las llaves frente a la puerta.
J’ai laissé les clés devant la porte.
salió temprano
est parti tôtCette expression indique qu’une personne est partie plus tôt que d’habitude.
Mi hermano salió temprano del trabajo.
Mon frère est parti tôt du travail.
por error
par erreurCette expression indique que quelque chose s’est produit involontairement.
Mandé el mensaje por error.
J’ai envoyé le message par erreur.
Ahorita casi no hay gente
En ce moment, il n’y a presque personneCette expression emploie « ahorita » pour désigner le moment présent, un usage courant au Mexique.
Ahorita casi no hay gente en la tienda.
En ce moment, il n’y a presque personne dans le magasin.
se quedó pensando
il a pris un instant pour réfléchirCette expression décrit une courte pause pour réfléchir avant de parler ou d’agir.
Mi jefe se quedó pensando antes de responder.
Mon chef a pris un instant pour réfléchir avant de répondre.
con la idea de que
avec l’idée queCette expression introduit une pensée ou une conclusion qu’une personne garde à l’esprit en partant.
Salí con la idea de que todo estaba resuelto.
Je suis parti avec l’idée que tout était réglé.
3 · Traduction française
L’histoire complète en français
Mardi après-midi, Lucía a entendu la sonnette alors qu’elle travaillait sur son ordinateur. Elle est sortie dans le couloir et a vu un colis devant sa porte. Il ne portait pas son nom, mais celui de « M. Medina ». Lucía a froncé les sourcils. « Comme c’est bizarre », a-t-elle pensé. Elle a pris le colis et a regardé dans le reste du couloir, mais elle n’a vu personne.
Elle est montée jusqu’à l’appartement d’à côté et a frappé à la porte. Après quelques secondes, Carlos Medina, son voisin, lui a ouvert. Il avait l’air fatigué. Lucía a soulevé le colis et lui a demandé : « C’est à vous ? » Carlos a souri, soulagé. « Oui, je l’attendais. Merci de me l’avoir apporté. » Il a ensuite expliqué qu’il était parti tôt pour une réunion et qu’il craignait que le livreur ne le laisse à quelqu’un d’autre.
Lucía a hésité un instant, puis a dit : « Je crois qu’on l’a laissé devant ma porte par erreur. » Carlos a hoché la tête. « Sûrement. En ce moment, il n’y a presque personne dans le couloir. » Il a ouvert la boîte et a découvert une petite cafetière. Il a ri parce qu’il en avait commandé une identique pour sa maman. « Quelle coïncidence ! » a-t-elle dit. Carlos lui a montré le mot à l’intérieur de la boîte. C’était une carte cadeau pour sa mère, dont l’anniversaire était le samedi suivant.
« Alors, il est bien arrivé à temps », a dit Lucía. Carlos a pris un instant pour réfléchir, puis lui a demandé si elle voulait prendre un café le jour même, dans l’après-midi. « D’accord », a-t-elle répondu. Quelques minutes plus tard, ils étaient tous les deux dans la cuisine de Carlos et parlaient des voisins de l’immeuble et des colis qu’on confondait parfois. Lucía n’était plus agacée. Au contraire, elle est rentrée dans son appartement avec le sourire et avec l’idée que vivre près d’autres personnes pouvait aussi être agréable.