Las sillas de la entrada
Les chaises près de l’entrée
1 · Histoire en espagnol
La historia
Cuando Elena se mudó al edificio, le gustaron las dos sillas junto a la entrada. Allí siempre había alguien dispuesto a conversar. Sin embargo, un lunes encontró un aviso: las retirarían el viernes para dejar libre el paso. La administradora había recibido una queja, pero no había consultado a los demás vecinos.
Elena había dado por hecho que la queja era de Marcos, el vecino nuevo. Él apenas saludaba y solía pasar entre las sillas con una expresión seria. Esa tarde, ella escribió en el grupo del edificio que sería triste perder un espacio de encuentro por alguien que ni siquiera intentaba participar.
Marcos llamó a su puerta unos minutos después. "La queja es mía", dijo. "Mi padre viene los domingos y usa una silla de ruedas. Ayer tuvimos que pedir que se levantaran tres personas para poder entrar". Elena quiso explicar su mensaje, pero él añadió: "No se trata de prohibir las conversaciones. Necesitamos poder pasar".
Al día siguiente, Elena pidió disculpas en el grupo y propuso una reunión breve. Doña Iris, que llevaba veinte años allí, explicó que usaba las sillas para esperar la guagua. Si las quitaran, tendría que esperar de pie. "Entiendo el problema", dijo, "pero quitarlo todo también tiene consecuencias". Marcos asintió, aunque parecía cansado.
La administradora sugirió trasladarlas al patio a cambio de mantener despejada la entrada. Iris señaló que desde allí no se veía la calle. Entonces Elena preguntó si cabrían junto a la ventana, unos metros más adentro. Midieron el espacio y comprobaron que podían dejar un paso amplio sin alejar demasiado las sillas.
Acordaron probar durante dos semanas. Marcos pidió ponerlo por escrito para que las sillas no acabaran otra vez junto a la puerta. A Elena le pareció exagerado al principio. Después recordó lo fácil que había sido para ella defender una costumbre sin preguntar a quién perjudicaba. Aceptó redactar el acuerdo.
El domingo, el padre de Marcos entró sin dificultad y se quedó conversando con Iris. Elena sintió que el esfuerzo valía la pena. Marcos seguía siendo reservado, y las sillas no habían resuelto todas las diferencias. Pero ahora podían compartir la entrada sin que nadie tuviera que pedir permiso para pasar.
2 · Expressions clés
À retenir
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había dado por hecho
avait tenu pour acquisExprime une supposition antérieure : on considérait quelque chose comme vrai sans l’avoir vérifié.
Yo había dado por hecho que la biblioteca abría los sábados.
J’avais tenu pour acquis que la bibliothèque ouvrait le samedi.
No se trata de
Il ne s’agit pas dePrécise le véritable objectif ou enjeu en écartant une interprétation erronée.
No se trata de ganar, sino de aprender juntos.
Il ne s’agit pas de gagner, mais d’apprendre ensemble.
esperar la guagua
attendre le busDécrit le fait d’attendre l’arrivée d’un bus.
Emploi : À Porto Rico, « esperar la guagua » signifie « attendre le bus ». « Esperar el autobús » est un équivalent largement compris.
Prefiero esperar la guagua bajo ese árbol.
Je préfère attendre le bus sous cet arbre.
a cambio de
en échange deIntroduit ce qu’une personne propose ou exige dans le cadre d’un échange ou d’un accord.
Luis me prestó su bicicleta a cambio de ayudarlo con la mudanza.
Luis m’a prêté son vélo en échange de mon aide pour son déménagement.
ponerlo por escrito
le mettre par écritSignifie consigner une idée ou un accord par écrit pour pouvoir s’y référer plus tard.
El horario está claro, pero conviene ponerlo por escrito.
L’horaire est clair, mais il vaut mieux le mettre par écrit.
valía la pena
en valait la peineExprime que le bénéfice justifiait l’effort ou les difficultés rencontrées.
Aunque el viaje era largo, valía la pena visitar a mis abuelos.
Même si le trajet était long, cela valait la peine d’aller voir mes grands-parents.
3 · Traduction française
L’histoire complète en français
Quand Elena a emménagé dans l’immeuble, les deux chaises près de l’entrée lui ont plu. Il y avait toujours quelqu’un prêt à discuter à cet endroit. Pourtant, un lundi, elle a découvert un avis : les chaises seraient retirées le vendredi pour laisser le passage libre. La gestionnaire avait reçu une plainte, mais elle n’avait pas consulté les autres voisins.
Elena avait tenu pour acquis que la plainte venait de Marcos, le nouveau voisin. Il disait à peine bonjour et passait généralement entre les chaises d’un air sérieux. Cet après-midi-là, elle a écrit dans le groupe de discussion de l’immeuble qu’il serait triste de perdre un lieu de rencontre à cause de quelqu’un qui n’essayait même pas de participer.
Marcos a frappé à sa porte quelques minutes plus tard. « C’est moi qui ai déposé la plainte, a-t-il dit. Mon père vient le dimanche et se déplace en fauteuil roulant. Hier, nous avons dû demander à trois personnes de se lever pour pouvoir entrer. » Elena a voulu expliquer son message, mais il a ajouté : « Il ne s’agit pas d’interdire les conversations. Nous avons besoin de pouvoir passer. »
Le lendemain, Elena a présenté ses excuses dans le groupe et proposé une courte réunion. Madame Iris, qui habitait là depuis vingt ans, a expliqué qu’elle utilisait les chaises pour attendre le bus. Si on les retirait, elle devrait attendre debout. « Je comprends le problème, a-t-elle dit, mais tout enlever a aussi des conséquences. » Marcos a hoché la tête, même s’il avait l’air fatigué.
La gestionnaire a proposé de déplacer les chaises dans la cour en échange de l’engagement à garder l’entrée dégagée. Iris a fait remarquer que, de là, on ne voyait pas la rue. Elena a alors demandé s’il y aurait assez de place pour les installer près de la fenêtre, quelques mètres plus à l’intérieur. Ils ont mesuré l’espace et vérifié qu’ils pouvaient laisser un large passage sans trop éloigner les chaises.
Ils ont convenu de faire un essai pendant deux semaines. Marcos a demandé de le mettre par écrit pour que les chaises ne se retrouvent pas de nouveau près de la porte. Au début, Elena a trouvé cela exagéré. Puis elle s’est rappelé à quel point il lui avait été facile de défendre une habitude sans se demander à qui elle nuisait. Elle a accepté de rédiger l’accord.
Le dimanche, le père de Marcos est entré sans difficulté et est resté discuter avec Iris. Elena a senti que cet effort en valait la peine. Marcos était toujours réservé, et les chaises n’avaient pas résolu tous leurs différends. Mais désormais, ils pouvaient partager l’entrée sans que personne ait à demander la permission de passer.