← Retour aux histoires courtes

El silencio del patio

Le silence de la cour

Lucía encontró un aviso junto al ascensor: se proponía prohibir los juegos en el patio después de las cinco. La reunión para discutirlo sería esa noche. Ella no tenía hijos y trabajaba fuera del edificio, así que el asunto apenas la afectaba. Sin embargo, le preocupaba que una prohibición cambiara la relación entre los vecinos.

En la reunión, Elena explicó que sus hijos necesitaban jugar al aire libre. Ricardo respondió que él también necesitaba descansar. Había empezado a trabajar de noche y dormía por la tarde. Lucía había dado por hecho que las quejas venían del vecino del primer piso, que protestaba incluso cuando alguien cerraba una puerta.

Ricardo puso su celular sobre la mesa. Tenía una grabación de los golpes de una pelota contra su pared. Nadie pidió escucharla. Elena cruzó los brazos y dijo: "Si prohibimos todo lo que molesta, pronto no podremos ni conversar". Ricardo contestó: "No quiero que desaparezcan los niños. Quiero dormir sin despertarme cada diez minutos".

Lucía estuvo a punto de apoyar la prohibición para terminar la discusión. Entonces preguntó qué horarios necesitaba cada familia. Resultó que Elena llegaba con sus hijos a las seis, mientras que Ricardo se levantaba a las seis y media. El desacuerdo parecía enorme, pero la diferencia concreta era de apenas treinta minutos.

Propusieron dejar los juegos con pelota para después de esa hora. Antes, los niños podrían dibujar o jugar a las cartas en las mesas. Elena aceptó, aunque pidió que nadie exigiera silencio absoluto. Ricardo estuvo de acuerdo. "Si hubiera sabido tu horario, habríamos hablado antes", le dijo ella. Él reconoció que había enviado su queja sin explicar su situación.

El acuerdo se pondría a prueba durante dos semanas. También decidieron que las futuras quejas incluyeran un horario y un problema concreto. A Lucía le pareció menos cómodo que aprobar una regla general. Habría que escuchar cada caso. Aun así, prefería ese esfuerzo a vivir entre vecinos que solo se comunicaran mediante avisos.

El primer lunes, Lucía vio a Ricardo bajar al patio a las seis y media. Un niño le preguntó si ya podían sacar la pelota. Ricardo miró su reloj y sonrió. "Sí. Y hoy puedo jugar diez minutos". Lucía siguió hacia el ascensor. El patio no estaba en silencio, pero por primera vez eso le pareció una buena señal.

Lucía trouva un avis près de l’ascenseur : il était proposé d’interdire les jeux dans la cour après dix-sept heures. La réunion pour en discuter aurait lieu le soir même. Elle n’avait pas d’enfants et travaillait à l’extérieur de l’immeuble, si bien que la question la touchait à peine. Cependant, elle craignait qu’une interdiction ne modifie les relations entre voisins.

Lors de la réunion, Elena expliqua que ses enfants avaient besoin de jouer en plein air. Ricardo répondit que lui aussi avait besoin de se reposer. Il avait commencé à travailler de nuit et dormait l’après-midi. Lucía avait tenu pour acquis que les plaintes venaient du voisin du premier étage, qui protestait même quand quelqu’un fermait une porte.

Ricardo posa son téléphone sur la table. Il avait un enregistrement des coups d’un ballon contre son mur. Personne ne demanda à l’écouter. Elena croisa les bras et dit : « Si nous interdisons tout ce qui dérange, bientôt nous ne pourrons même plus discuter. » Ricardo répondit : « Je ne veux pas que les enfants disparaissent. Je veux dormir sans me réveiller toutes les dix minutes. »

Lucía fut sur le point de soutenir l’interdiction pour mettre fin à la discussion. Puis elle demanda de quels horaires chaque famille avait besoin. Il s’avéra qu’Elena arrivait avec ses enfants à dix-huit heures, tandis que Ricardo se levait à dix-huit heures trente. Le désaccord semblait énorme, mais, concrètement, l’écart n’était que de trente minutes.

Ils proposèrent de réserver les jeux de ballon aux moments suivant cet horaire. Avant, les enfants pourraient dessiner ou jouer aux cartes sur les tables. Elena accepta, tout en demandant que personne n’exige un silence absolu. Ricardo donna son accord. « Si j’avais connu tes horaires, nous en aurions parlé plus tôt », lui dit-elle. Il reconnut qu’il avait envoyé sa plainte sans expliquer sa situation.

L’accord serait mis à l’essai pendant deux semaines. Ils décidèrent aussi que les prochaines plaintes devraient préciser une plage horaire et un problème concret. Lucía trouva cela moins commode que d’adopter une règle générale. Il faudrait écouter chaque cas. Malgré tout, elle préférait cet effort à la perspective de vivre parmi des voisins qui ne communiqueraient que par des avis affichés.

Le premier lundi, Lucía vit Ricardo descendre dans la cour à dix-huit heures trente. Un enfant lui demanda s’ils pouvaient maintenant sortir le ballon. Ricardo regarda sa montre et sourit. « Oui. Et aujourd’hui, je peux jouer dix minutes. » Lucía poursuivit son chemin vers l’ascenseur. La cour n’était pas silencieuse, mais, pour la première fois, cela lui sembla être un bon signe.

Expressions clés

Premium permet de sauvegarder des expressions et de suivre vos acquis. Vos sauvegardes restent lisibles après la fin de Premium. Voir le vocabulaire sauvegardé →

había dado por hecho

avait tenu pour acquis

Décrit une supposition qu’une personne avait acceptée comme vraie sans la vérifier.

Había dado por hecho que la oficina estaría abierta.

J’avais tenu pour acquis que le bureau serait ouvert.

cruzó los brazos

croisa les bras

Décrit un geste qui peut, dans ce contexte, traduire un malaise ou un désaccord.

Mi hermana cruzó los brazos mientras esperaba una explicación.

Ma sœur croisa les bras en attendant une explication.

estuvo a punto de

fut sur le point de

Introduit une action qu’une personne a failli accomplir.

Andrés estuvo a punto de cancelar el viaje.

Andrés fut sur le point d’annuler le voyage.

Resultó que

Il s’avéra que

Introduit une information découverte à mesure qu’une situation se précise.

Resultó que los dos conocíamos a la misma profesora.

Il s’avéra que nous connaissions tous les deux la même professeure.

se pondría a prueba

serait mis à l’essai

Indique qu’une idée ou un arrangement serait testé pour voir s’il fonctionnait.

El nuevo sistema se pondría a prueba durante el verano.

Le nouveau système serait mis à l’essai pendant l’été.

Aun así

Malgré tout

Relie une difficulté ou une objection à une décision qui reste valable malgré celle-ci.

La habitación era pequeña. Aun así, decidimos reservarla.

La chambre était petite. Malgré tout, nous avons décidé de la réserver.

una buena señal

un bon signe

Une observation qui laisse penser qu’une situation évolue favorablement.

Que todos participen es una buena señal.

Le fait que tout le monde participe est un bon signe.

Phrase par phrase

Ce guide propose des traductions et des explications en français.

Quiz de l’histoire

Les questions et les explications sont dans la langue du site. Les extraits de l’histoire restent en espagnol.

Le quiz complet est gratuit. Enregistrez vos scores avec Premium.

Chaque question a le même poids. Une question sans réponse compte comme incorrecte. Obtenez 80 % pour terminer ce quiz ; vous pouvez réessayer.

Pourquoi Lucía s'inquiétait-elle de l'interdiction proposée alors qu'elle était à peine concernée directement ?
Qu'a révélé la question de Lucía sur les horaires ?
Dans ce contexte, que signifie « había dado por hecho » ?
Que traduit l'association de « si hubiera sabido » et de « habríamos hablado » dans la phrase d'Elena ?
Pourquoi Lucía peut-elle interpréter l'absence de silence dans la cour comme un bon signe à la fin ?
Se connecter pour les quiz enregistrésEnregistrer les scores avec Premium